DJI Mavic Air: test, prix et fiche technique – Avis Drones, test et guide d’achat

En janvier dernier, de notre premier prix en main de Mavic Air dans le Sud de la France, nous avions tiré le constat que DJI avait fait d'énormes progrès tant dans le style que la facilité d'usage. Sortie la silhouette un peu empâtée des Phantom 3 et 4: depuis le Mavic Pro, DJI s'appuie sur un "bio design" s'inspirant de la nature et des insectes pour une meilleure aérodynamique. Le Mavic Air en est le fruit et l'on trouve sur ce petit corps ramassé des appuis sustentateurs qui accroissent la stabilité et la fluidité de vol.

Après ce premier contact, nous sommes donc repartis affronter les rigueurs d'un hiver bien trop long pour tester le quadricoptère en conditions réelles, à la campagne puis au bord de l'eau, et enfin vous livrer notre verdict. Pas de suspense inutile: le Mavic Air est tout simplement bluffant, et sur bien des aspects. La preuve dans ce test.

Visage Mavic Air

Commençons donc avec ce dessin retravaillé et sa compacité. DJI poursuit sa quête de "transportabilité" et offre au Mavic Air la possibilité de replier ses quatre bras pour se glisser partout. Encore plus petit que le Mavic Pro avec 168 x 83 x 49 mm replié contre 198 x 83 x 83 (L × l × H), la gamme Mavic Air se dans n'importe quel sac ou grande poche de veste. Pour vous donner un ordre d'idée, si nous comparons le Mavic Pro à un reflex sans objectif, le Mavic Air à quant à lui l'encombrement d'un hybride. Même constat pour la radiocommande, minuscule, dont nous apprécions les joysticks amovibles qui facilitent encore le transport.

Radio aérienne Mavic

En dépit de sa petite taille, le Mavic Air se targue d'une fiche technique impressionnante, embarquant une nacelle stabilisée 3 axes, la vidéo 4K, un mode Sport qui lui permet de pointer à 68 km / h, des modes de vol et de prises de vues automatisées qui reprennent ceux du Spark (Helix, Fusée), ainsi que d'autres modes variés (Astéroïde, Boomerang, Smart Capture). En outre, on accède au mode Active Track qui apporte la détection plusieurs sujets à la fois et surtout une précision suivi. Flight Autonomy 2.0 offre quant à elle une détection des obstacles jusqu'à 20 m grâce à deux paires de caméras placées à l'avant et à l'arrière de l'appareil.

Antennes aériennes Mavic

Après de nombreux vols, nous constatons que le système de bras pliants tient bien dans le temps. Nous n'avons noté aucun défaut d'assemblage ni jeu excessif. Il en va de même pour les antennes Wi-Fi logées dans les trains d'atterrissage. En revanche, la trappe arrière protégeant le logement pour carte microSD détonne, avec sa languette en plastique qui n'inspire pas confiance. Cependant, après plusieurs semaines d'utilisation, le Mavic Air n'a pas souffert de nos divers traitements.

Le Mavic Air répond à la même procédure de mise en route que les autres membres de sa famille. Sur allume d'abord la radiocommande, sur déplie le drone comme un robot, sur active la mise sous tension par double clic sur le bouton de la batterie, puis sur enfiche son smartphone dans le corps de la radiocommande. L'application DJI Go 4, inchangée, offre toujours des menus exhaustifs et complets qui satisferont l'amateur avancé mais qui perdent les débutants. Compte tenu de la volonté de DJI de cibler un très large public, il aurait pu être préférable d'opérer par paliers, en demandant une première approche en automatisation complète, puis en déverrouillage des fonctions au fil de l'apprentissage. En outre, les messages et autres pop-up nécessaires à la prévention, bien qu'utiles, finissent par irriter par leur prégnance.

DJI Go 4 mavic air

Si à l'heure où nous écrivons ces lignes, le printemps est déjà élargi avancé, nos premiers vols de test ont été rendus en plein hiver, par des températures négatives et un vent glacial. Et pour ne rien vous cacher, nous avons même envoyé notre petit Mavic faire un tour dans l'Himalaya. Excepté un décollage particulièrement chaotique au-dessus de 5 500 m ou encore des messages d'erreurs inquiétants (hélice manquante ou moteur en surchauffe …) dans des conditions de vol pourtant classiques, le Mavic Air prend son envol avec aisance et ne bouge pas. Quelques fraîches bourrasques de vent de mer viennent lui souffler dans les moteurs, mais le Mavic Air compense, lutte et le retour vidéo montre que la stabilisation est d'une efficacité redoutable.

Mavic Air, voici l'Everest; Everest, voici l'un des meilleurs drones du marché venu t'immortaliser.

Mavic Air, voici l'Everest; Everest, voici l'un des meilleurs drones du marché venu t'immortaliser.

Nos sessions de vol ont confirmé une impression notée lors de notre premier prix en main: en mode normal, une petite latence se fait sentir dans le pilotage. Ce dernier, quoique réactif, marque ainsi une légère lourdeur dans les changements de direction, un peu comme si les commandes collaient. Même constat en mode Sport; les vitesses sont atteintes bien plus élevées, mais envoyées que les automatismes veillent à la tenue de cap globale.

L'expérience est cependant très agréable et le pilotage très rassurant. D'ailleurs, là aussi, Flight Autonomy 2.0 fait un excellent travail pour protéger le drone des obstacles. S'appuyant sur une redondance de capteurs et sur les 7 caméras embarquées (dont 2 à l'arrière), le système crée une cartographie 3D de l'environnement pour détecter les obstacles et les éviter. Joystick poussé à fond vers l'avant, le Mavic Air esquive ainsi murs et poteaux. Prudence cependant si vous volez proche des arbres: l'obstacle doit être suffisamment contrasté et gros pour être détecté. Mais dans l'ensemble, le vol est donc ludique et facile, puisque que le Mavic Air se contrôle aussi via le SmartCapture, c'est-à-dire par gestes correspondant à différentes fonctions. La fonction a été améliorée depuis le Spark et il est plus facile de décoller, reculer, avancer, filmer, prendre des photos, etc.; néanmoins la reconnaissance se montre parfois encore un peu aléatoire.

Mavic air smartcapture

On apprécie les modes de vol automatisés et le Mavic Air pousse d'ailleurs assez loin le concept: désormais, en plus des fameux Helix et Fusée *, * sur un droit à des figures plus complexes, commeAstéroïdeet Boomerang. Sur ce point, il n'y a aucune critique à formuler; sur devra seulement veiller à opérer en terrain dégagé, et à ce que le drone ne rencontre pas d'obstacles latéralement, puisque le Mavic Air est dépourvu de détection d'obstacles sur les flancs.

Évidemment, le piège serait de se contenter de ces modes automatisés – Parce que rien ne remplace selon nous l'expérience de vol via la radiocommande -, mais indéniablement leur facilitent la vie du pilote et, surtout, bénéficiant des points de vue intéressants bien plus difficile à obtenir arrive qu'il s'agit d'opérer seul et de gérer les axes de caméra plus les gaz, le tangage, le roulis et le lacet.

Un point nous chagrine cependant: la distance de transmission. Le système Wi-Fi amélioré promu par DJI est censé offrir jusqu'à 4 km de portée et 2 km en normes CE. Lors de nos différents tests, il est apparu que le retour vidéo souffrait de latences importantes à partir de 500 m et devenait chaotique autour de 800 m. Sous diverses conditions, la portée s'arrête entre 800 m et 1 000 m. Au-delà, absence de retour vidéo ne permet plus de continuer à voler sereinement; sur le principe c'est ennuyeux, même si en pratique le pilote doit de toute façon garder le drone à vue pour rester dans le cadre de la loi.

Toutes ces qualités de vol ne doivent pas nous faire oublier le premier ministre de Mavic Air: la prise de vue. Avec son capteur Cmos 1 / 2,3 "de 12 Mpx et sa capacité d'enregistrement vidéo 4K 30p, nous sommes en terrain connu. L'objectif est un équivalent 24 mm f / 2,8. La sensibilité permet de travailler de 100 à 3 200 ISO en photo comme en vidéo, et l'obturateur électronique gère le temps de pose de 8 s à 1/8 000 s.

Les options sont nombreuses: sur le compte la possibilité de réaliser des images seules ou en rafale jusqu'à 7 clichés, le HDR, le bracketing d'exposition et un intervallomètre. Du côté de la vidéo, la 4K Ultra HD (3840 x 2160 px) est disponible en 24, 25 et 30 i / s et il est possible de travailler jusqu'à 60p en 2,7K (2720 x 1530 px) ) et 120p en Full HD (1 920 x 1 080 px) pour créer des ralentis. En outre, le débit maximal monte jusqu'à 100 Mo / s et l'enregistrement Jpeg + Raw est disponible.

Capteur d'air Mavic

En photo, le résultat est conforme à nos premières impressions, c'est-à-dire bon; l'image est bien contrastée et relativement piquée au centre. Il est possible de jouer sur les courbes de réglages afin d'atténuer le contraste et la saturation, car le rendu est un peu trop flatteur à notre goût. Mais globalement, la qualité d'image impressionne et suffit amplement selon nous à de multiples usages. Évidemment, il faut veiller à ne pas dépasser 200 voire 400 ISO pour éviter une granulation trop importante et, surtout, un lissage des plus fins détails qui transforment les arbres à l'horizon en aplat vert. En revanche, l'acutance sur les bords s'est révélée de bon aloi et c'est seulement dans les angles que la petite lentille a montré ses limites.

Édition photo d'un Raw: 1/30 s, f / 2,8, 200 ISO.

Édition photo d'un Raw: 1/30 s, f / 2,8, 200 ISO.

Numéro photo d'un Raw: 1/30 s, f / 2,8, 400 ISO.

Numéro photo d'un Raw: 1/30 s, f / 2,8, 400 ISO.

Le Mavic Air dispose du Raw et il est donc possible de tirer la quintessence du minuscule capteur. S'il ne faut pas s'attendre à des miracles, la marge de manœuvre en post-traitement permet de récupérer tout de même beaucoup d'informations.

Rush issu d'une vidéo Full HD.

Rush issu d'une vidéo Full HD.

Rush issu d'une vidéo 4K.

Rush issu d'une vidéo 4K.

Enfin, en ce qui concerne la vidéo, le rendu d'image est là aussi flatteur et contrasté, mais moins que sur le Spark. En vidéo Full HD, le résultat est correct, même si l'on a envoyé que la compression fait quelques dégâts sur les détails. En revanche, le résultat est louable en 4K 30p: l'image fourmille de détails et, surtout, contrairement à ce que l'on observe avec le Mavic Pro, la cadence ne saccade pas sur des voyages ou autres mouvements de caméra.

Au final, si la qualité d'image du Mavic Air ne rivalise pas avec celle du Phantom 4 Pro et son capteur 1 pouce, elle se défend tout de même très bien, surtout au vu du positionnement de l'appareil.

Le Mavic Air est équipé d'une batterie de type LiPo 3S de 2 375 mAh et 11,55 V pesant 140 g. Elle se charge en moins d'une heure, mais pas en USB-C. Le constructeur promet une autonomie de 21 minutes. Dans les faits, nous avons enregistrés à plusieurs reprises des vols allant de 16 à 18 minutes; nous ne tenons pas compte du faible temps de vol obtenu à 5 500 m d'altitude, ces conditions restant exceptionnelles, mais on peut tout de même dire que ce drone su su affronter avec brio les éléments et les températures négatives. Le Mavic Air n'échappe cependant pas à une règle: pour profiter pleinement de ses très nombreuses capacités, mieux vaut emporter avec soi au moins une ou deux batteries supplémentaires.

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