DJI Mavic Pro: test, prix et fiche technique – Drone

Pour le moment DJI règne en maître sur l'univers du drone et son dernier Mavic Pro risque d'asseoir encore davantage en suprématie: caméra 4K, modes de vol automatisé ludiques, détection d'obstacles et par-dessus tout une compacité record sur ce segment. Le Mavic Pro est bluffant, performant et intelligent. Certes, son tarif de 1 199 € ne le place pas a la portée de tout le monde, mais les raisons de craquer sont nombreuses. Suivez-nous, sur vous emmène voler pour que vous compreniez mieux notre enthousiasme.

Début octobre, DJI présentait à la presse son dernier né, le Mavic Pro, et nous avions eu la chance d'obtenir une prix rapide en main de ce drone de nouvelle génération. Nos premières impressions étant très positives, nous avions hâte de pousser plus en avant l'expérience pour savoir si le Mavic Pro pouvait finalement prendre le direction du marché.

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Le Mavic Pro a un avantage rare: il se répond sur lui même et se range dans à peu près n'importe quel sac. Vous pensez que cela vaut pour n'importe quel drone RTF et qu'il suffit d'un sac à dos pour en transporter un? Perdu! Nous avons bien écrit "n'importe quel sac", ce qui signifie qu'un sac à dos classique, un sac photo, une besace de ville, ou même un grand sac à main peut transporter le Mavic Pro. Du coup, ce drone change la donne: il n'est plus question de se demander si on peut l'emporter avec soi ou pas, on le peut dans la plupart des cas. Bien sûr, il existe de petits drones, des "drones", comme le Yuneec Breeze 4K, mais dont les performances ou qualités sont sacrifiées sur l'autel de la compacité. Ce n'est pas le cas du Mavic Pro qui n'a rien à envier aux drones plus imposants, bien au contraire. Ici, la finition est excellente et conforme à nos premières impressions La fabrication est haut de gamme, la construction est sérieuse et les matériaux employés inspirent confiance.

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Replié, ses dimensions de 19,9 x 8,3 x 8,3 cm (L x l x H) lui confèrent un encombrement équivalent à celui d'un petit téléobjectif comme le Canon 70-200 mm f / 4. Tous bras déployés, il entre dans un carré de 24 centimètres de côté, ce qui le rend étonnement plus compact encore qu'un Parrot Bebop 2, qui mesure 28 x 32 cm. Sauf qu'ici, la liste des caractéristiques techniques semble sans fin et surtout sur un droit à une caméra UHD 4K 30p et Ciné 4K 24p montée sur une nacelle stabilisée 3 axes. Cette dernière est équipée d'un capteur CMOS 1 / 2,3 pouce pour 12,35 Mpx effectifs et d'un angle de champ de 78,8 °, soit un équivalent grand-angle de 28 mm en plein cadre ; petit raffinement supplémentaire, il est possible de faire le point entre 0,5 m et l'infini.

Test Mavic Pro

Outre les modes classiques "Retour à l'accueil" ou "Suivez-moi", le Mavic Pro est capable, comme le Phantom 4, de suivre un sujet par reconnaissance 3D, d'aller vers un point donné par simple tapotement sur l'écran (" Tapfly ") ou suivre un chemin prédéfini automatiquement, mais aussi prendre une photo en mode" Selfie "via un simple geste des bras, ou encore de contourner et d'accéder aux obstacles automatiquement. Enfin, notez que les 4 moteurs sans brosse permet de propulser le Mavic Pro à la vitesse maximale de 65 km / h en mode Sport et de voler officiellement pendant 27 minutes.

La télécommande du Mavic Pro est aussi une bonne surprise. Non seulement elle est très compacte, mais c'est aussi la première fois qu'un contrôleur du constructeur chinois intègre un écran d'informations télémétriques sur lequel pourra vérifier la hauteur, les modes de vol, la connexion GPS, la vitesse, la puissance du signal de transmission ou encore le niveau de batterie. Cerise sur le gâteau, la transmission par OccuSync permet un retour HD jusqu'à 7 km!

Test Mavic Pro 4

Enfin, un mot sur l'application, déjà connue de nos services depuis c'est la même chose que pour le fantôme 4. Elle est très complète, mais trop chargée et les informations sont en redondance avec le contrôleur. On aimerait trouver l'équivalent d'un bouton "Display". Notez néanmoins que, pour la première fois aussi, il est possible de contrôler un drone du constructeur via un smartphone. Cependant, la distance maximale de transmission descendra à 80 m, la hauteur sera limitée à 50 m et la vitesse à 14 km / h. C'est peu, mais ça peut dépanner.

Test Mavic Pro 6

L'expérience de vol avec le Mavic est vraiment très réjouissante et son appartenance à la catégorie des RTF n'est pas usurpée. Il suffit en effet de déplier les bras supérieurs, puis les bras inférieurs pour que le drone soit prêt à décoller. Les patins d'atterrissage sont directement intégrés aux bras et la garde au sol arrière très faible, d'à peine un centimètre, donne une ligne de caisse légèrement inclinée, ce qui procure au Mavic une allure définitivement racée, même à l'arrêt. On is très loin de la silhouette de poulpe du Phantom 4. Il n'est pas en outre pas nécessaire de déplier les hélices, puisque la force centrifuge suffit à bien les positionner au lancement des moteurs.

La procédure d'allumage est assez classique. On commence par allumer la télécommande, puis le drone en appuyant sur le bouton situé sur le dos de la batterie (un appui court suivi d'un appui long). DJI fournit des câbles USB à ses clients, l'un pour connecter un smartphone Android, l'autre pour un iPhone. Lors de notre prise en main, la compatibilité entre la télécommande et un smartphone Android n'était pas assuré; un problème depuis que nous n'avons jamais rencontré aucun souci de liaison avec notre Huawei P9.

Test Mavic Pro 5

Une fois l'appairage effectué et obtenu des GPS validés (très rapide au demeurant), à l'arrivée sur l'interface principale de l'application. Deux choix s'offrent alors à l'utilisateur: décoller ou parcourir les différents paramètres. L'application, véritable tableau de bord du drone, offre une multitude de choix de personnalisation allant du réglage et de la vitesse de réaction des commandes au calibrage de la nacelle en passant par la possibilité d'activer l 'Évitement d'obstacle ou l'altitude et la distance maximale.

Le lancement des moteurs se fait simplement en tirant les manettes de commandes en diagonale vers soi ou simplement en étant sur l'étendue située à haut à gauche de l'écran. Le Mavic Pro s'élève alors à 2 m du sol et attend les ordres.

Appli DJI Go Mavic Pro

En mode Normal, le Mavic Pro se montre réactif et précis. En activant le mode Sport, on gagne beaucoup en nervosité et en réactivité des commandes. On ne comparera pas le Mavic Pro à un coureur, mais il y a un élargissement de quoi se faire plaisir dès qu'on peut réaliser des pointes jusqu'à 65 km / h, voler au ras du sol ou jouer des dérives avec précisions. Pour le vol intérieur, il est possible d'activer un étonnant et utile mode Trépied, qui permet d'abaisser substantiellement la nervosité du Mavic Pro et de profiter d'un pilotage beaucoup plus fin. Par ailleurs le Mavic est équipé de 5 caméras, du GPS + Glonasss, de deux capteurs à ultrasons et de deux capteurs redondants qui lui permettent de ne pas seulement une stabilité permettant de lutter contre les évents de plus de 38 km / h, mais aussi de la possibilité de voir et connaître des obstacles jusqu'à une distance de 15 m.

Test Mavic Pro 7

Dans le feuillage encore touffu de la forêt où s'est déroulé le test, le Mavic a su éviter les plus grosses branches. Attention en revanche, l'Obstacle Evitement ne fonctionne que de face, donc méfiance en cas de en voyageant latéral.

Test Mavic Pro 8

Exemple de photo à 100 ISO.

La qualité d'image du Mavic Pro est très similaire à celle du Phantom 4, à la différence près que l'angle de champ de la caméra de ce dernier est plus grand (20 mm contre 28 mm sur le Mavic). Néanmoins, le comportement de la caméra est très proche. En photo, l'image est bien nette au centre, avec un rendu des détails très suffisant dans les plus basses sensibilités de 100 à 400 ISO, mais avec une mollesse endémique sur les bords et les pièces de l'image. Au-dessus de 400 ISO, le bruit devient rapidement très excessif, mais le format Raw permet d'exploiter encore un fichier à 1 600 ISO.

Test Mavic Pro 9

Brut à 1 600 ISO.

En fonction de votre niveau d'exigence, l'image sera exploitable pour une publication sur les réseaux, mais attention en cas de tirage, les détails sont vraiment trop lissés après 400 ISO, surtout en JPEG. En revanche nous n'avons pas noté d'aberrations chromatiques sur nos fichiers, le vignettage est bien géré, la distorsion est faible et la dynamique en photo est acceptable.

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Extrait vidéo 4K UHD.

En vidéo en revanche, la dynamique est plus courte et un fourmillement dans les ombres est visible dés les plus basses sensibilités. Cependant, pour un usage grand public, l'utilisateur lambda sera ravi des qualités de cette caméra, que les fichiers UHD / 4K permettent un rendu bien piqué et flatteur des paysages. La colorimétrie est elle aussi agréable, sans excès, et surtout la nacelle assurent un excellent travail de stabilisation. Bien que l'on note quelques secousses dans les mouvements les plus brusques du pilote, l'image est globalement très stable.

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Extrait vidéo HDTV 1080

En 1080 / 60p, le rendu des détails ne nous a pas paru ébouriffant non plus. Mais son plus un gros défaut se trouve dans le positionnement de la caméra par rapport aux hélices: avec une source lumineuse située entre 45 et 90 ° du drone, des stries apparaissent à l'image; ce sont en fait les ombres des hélices en rotation qui cicatrisent l'image. Un point qu'il fallait prendre en compte lors d'une captation. Enfin, notez que les plus avertis auront tout loisir de se plonger dans les méandres de la post-production avec la possibilité d'activer un style d'image Art, Cinelike ou S-Log pour plus de latitude de retouche.

Montage vidéo 1080p:

Notez enfin qu'une particularité de la caméra du Mavic est qu'elle dispose d'un autofocus permettant de faire le point sur un sujet situé entre 0,5 m et l'infini. Attention donc à bien réaliser la mise au point entre le décollage et un vol, car la distance de mise au point risque de varier si l'on oublie de la régler ou si l'on souhaite accidentellement sur l'écran. On regrette qu'il n'existe pas une option pour le verrouiller définitivement sur l'infini.

En définitive, si l'image n'est pas excellente et compte encore de nombreuses imperfections, notamment au niveau du bruit et du lissage au-delà de 400 ISO, elle reste très suffisante dans le cadre d'une utilisation loisir ou même pour un pro qui aurait besoin de réaliser des plans aériens sans avoir à déployer un lourd et encombrant dispositif aérien.

Test Mavic Pro 10

Le Mavic Pro est équipé d'une batterie Lipo 3S 11,4 V pour 3 830 mAh promettant 27 minutes d'autonomie à une vitesse constante de 27 km / h sans vent, de 24 minutes en vol stationnaire et d'un temps de vol moyen de 21 minutes. Dans les faits, nous avons réussi à voler au mieux presque 23 minutes en filmant constamment en 4K avec un vent de moins de 10 km / h (données météo France) et un atterrissage forcé avec un reste de 10% d'autonomie. Sauf le Parrot Disco (dont le test est en cours) qui permet un temps de vol de presque 45 minutes, le Mavic Pro est le drone qui dispose de la meilleure autonomie parmi ceux que nous avons testés. Un point appréciable, vu que le temps de charge est relativement rapide avec 60% de capacité récupérée en 40 minutes et une batterie pleine en 1h15. Néanmoins, puisque la réglementation oblige à voler dans les zones dégagées (logique!) Et qu'il faut impérativement sortir des villes pour voler (hors usage pro sous autorisation préfectorale uniquement), nous ne pouvons que vous recommander l'achat d'au moins une batterie supplémentaire.

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