Test DJI Phantom 3 Standard: notre avis, nos mesures au labo – Drone Dji

Test DJI Phantom 3 Standard: notre avis, nos mesures au labo
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DroneX Pro Avis, Test et Meilleurs Prix 2020

DroneX Pro est un drone de précision spécialement conçu pour voler facilement, ce qui le rend idéal pour une utilisation en intérieur ou pour filmer les meilleurs moments de vos aventures. Sa structure pliable et son design léger en font un objet indispensable pour toutes vos activités !

Test DJI Phantom 3 Standard: notre avis, nos mesures au labo
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Ouvrier la gamme de la troisième itération des Fantômes, la version Standard de notre essai se veut ludique, intelligente grâce à ses fonctions automatisées et faciles à prendre en main. Embarquant une caméra capable de filmer jusqu’en 2,7K, le P3S permet d’initier aux joies de la prise de vues aériennes en toute quiétude, mais… pèche par une finition clairement au rabais.

Avec son physique de gros bébé joufflu, le Phantom 3 Standard surprend au premier abord. La finition tout en plastique n’est pas des plus gracieuses et des assemblages apparents le retourne ne sont pas très engageants. Pire, la mise à l’air libre d’un circuit imprimé reliant la caméra (non amovible) à la nacelle n’augure rien de bon quant à la fiabilité dans le temps. Cette agaçante sensation de n’avoir rien de plus qu’un gros jouet entre les mains est renforcée par le prix en main de la télécommande. Cette dernière s’apparente à un gros bout de plastique, bien loin du dessin des modèles haut de gamme de la marque et n’est équipée que d’un bouton on / off, de deux sélecteurs et d’une molette d’index pour orientation haut / bas de la nacelle. Dommage de ne pas avoir au moins intégré la touche Retour à l’accueil ou la fonction d’enregistrement de la caméra.

Par rapport à ses grands frères le Phantom 3 est dépourvu de la caméra verticale et de sonar qui maintient une stabilité pour les vols en intérieur et fait aussi l’impasse sur le Glonass, le GPS à la russe. En outre, la liaison entre la télécommande et le smartphone ne passe plus par un câble mais en Wi-Fi 2,4 GHz avec une portée d’un kilomètre.

La connexion entre la télécommande et le smartphone passe donc par un point d’entrée Wi-Fi et un mot de passe. L’installation et le lancement de l’application DJI Go se font très facilement. Une fois celle-ci lancée, sur l’accès à une interface très complète et à la possibilité de régler de nombreux paramètres. Si nous ne pouvions pas vous cacher nos doutes quant à la maturité de l’engin lors du déballage, ceux-ci s’effacent au lancement de DJI Go. L’interface est complète et offre une vision étoffée du quadricoptère. Outre les calibrages du Fantôme ou de la nacelle électrique, il est possible de personnaliser ses modes de prises de vues photo, vidéo et d’avoir accès aux fonctions intelligentes comme le Suivez-moi ou l’Orbit autour d’un point d’intérêt. Notez néanmoins que l’application n’est disponible qu’en anglais et qu’il n’est pas possible de piloter le drone à l’aide de l’application, contrairement au Bebop 2 de Parrot, par exemple.

Au niveau de l’index gauche se trouve la molette permettant de faire bouger la nacelle.

L’installation des hélices est enfantine; il suffit de les serrer dans le sens horaire ou anti-horaire, selon la flèche indiquée sur celles-ci, tout en respectant le code couleur noir et argent. On allume d’abord la télécommande, puis le drone, puis on lance l’application. L’acquisition des satellites se fait rapidement et une simple pression sur le « décollage » à gauche de l’écran permet au P3S de s’élever à 1,2 mètre du sol puis d’attendre vos instructions. Attention à l’effet de sol très présent sur ce modèle: ce phénomène qui se produit à l’appareil vole très près du sol se manifeste par une augmentation de la portance et une diminution de la traînée. L’air chassé vers le bas par les hélices se retrouve bloqué par le sol et s’y comprime avant de changer de direction brusquement, ce qui engendre des turbulences et déstabilise le drone. Le Phantom 3 est taillé pour les grands espaces! Le maniement des commandes requiert un certain doigté tant le Phantom 3 est réactif et vif. Attention néanmoins aux obstacles sur son chemin, car il peut être obtenu par sa propre inertie et subir une légère latence avant un changement de réaction. Lors de certaines manœuvres, il est d’ailleurs impressionnant de voir voir cabrer pour ralentir ou au contraire piquer du nez lors de ses phases d’accélération. Capable de grimper à 6 m / s, de descendre à 2 m / s et d’atteindre une vitesse maximale de 57 km / h, ce drone a de quoi surprendre les plus novices. Pourtant, c’est bien ces derniers que la firme de Shenzhen cible, puisqu’elle intègre dans son application un mode « beginners » permettant au Phantom 3 de ne pas sortir d’un périmètre de plus de 30 m autour du pilote; astucieux! Avec un peu d’entraînement donc et beaucoup d’humilité, on parvient au pilote facilement grâce à sa stabilité est absolument remarquable. En effet, nous avons volé sous un ciel nuageux parsemé d’éclaircies avec un vent nord-ouest soufflant par rafales jusqu’à 30 km / h et le Phantom 3 n’a pas bougé d’un iota. Lors de notre essai, nous avons perdu un signal instantané entre la télécommande et le drone, celui-ci a automatiquement activé sa fonction « retour à la maison » pour revenir à son point de départ. Le pilotage est donc globalement plaisant et rassurant.

Le Phantom 3 Standard embarque une caméra non amovible équipée d’un capteur Sony Exmor 1 / 2,3 « de 12,4 Mpx. Son objectif affiche un angle de vue de 94 ° à f / 2.8 avec une mise au point figée sur l ‘infini. Au niveau de la captation d’images, il sera possible en photo de travailler en RNG + JPEG et, en vidéo, d’activer des courbes Cinelike ou D-Log pour une plus grande latitude de retouche en post-production. Les modes photo et vidéo sont débrayables, avec notamment la possibilité de travailler jusqu’à 1 600 ISO en photo et 3 200 ISO en vidéo, ainsi que de faire varier les temps de pose de 1/8000 s à 8 s en image fixe. En revanche, on devra se contenter d’un enregistrement à 30 images par seconde aussi bien en 2,7K qu’en Full HD 1080. De plus, aussi bien en vidéo qu’en photo, nous noterons l’absence de mode intermédiaire. Il n’est ainsi pas possible de travailler en priorité ISO, ce qui aurait été utile notamment pour préserver une bonne qualité d’imag e en photo et pour exploiter pleinement la grande plage d’obturation disponible.

En laboratoire, depuis, forcément, nous enregistrons très près de la scène, le piqué n’est pas folichon, même à 100 ISO. Cependant, le capteur Sony délivrant une montée en sensibilité sérieuse et stable, il sera possible d’exploiter les images du Phantom 3 sur toute la plage de sensibilité. Les aberrations chromatiques sont bien maîtrisées et la déformation tout à fait acceptable compte tenu du grand angle de champ couvert. Cependant, la solution caméra embarquée ne délivre toujours pas les mêmes images qu’une véritable action-cam dédiée et interchangeable.

En vol, la nacelle réalise un excellent travail de stabilisation sur trois axes et l’image en vol ne bouge quasiment pas. En revanche, en termes de qualité d’image, nous nous attendions à mieux. Certes l’image est relativement piquée, mais un désagréable effet d’accentuation excessive apparaît assez clairement. En outre, attention à la luminosité ambiante: si on trouve acceptable la qualité d’image par beau temps et basse sensibilité, les détails plus comme les feuillages disparaissent rapidement dans les hautes sensibilités lorsque la lumière du jour décline. Dernière remarque: si la 2,7K apporte une touche flatteuse en vidéo avec une belle sensation de netteté, la cadence d’enregistrement de 30 images par seconde est trop faible sur certains mouvements. Il faudra opérer les panoramiques avec la plus grande douceur au risque de voir l’image saccader le cas échéant.

Numéro photo du Raw et traités dans Lightroom CC

Photo Jpeg HDR issue directement du Phantom 3 Standard

## Autonomie (3/5)

La batterie est une Lipo 4S de 15,2 V et 4480 mAh. DJI annonce une autonomie de 25 minutes, mais nous n’avons pas dépassé les 15 minutes en condition réelle avec un évent d’une quinzaine de kilomètres par heure, l’enregistrement continu de vidéos et de photos tout en assurant une marge de sécurité pour le retour. En allant au bout de la batterie – il est possible de décider de son seuil critique – sur se rapprochera des 20 minutes, mais pas plus. C’est peu en regard de la promesse économique, mais finalement pas si mauvais par rapport à la concurrence.

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