Test Ryze Tello (DJI): notre avis, nos mesures au labo – Drone Dji

Test Ryze Tello (DJI): notre avis, nos mesures au labo
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DroneX Pro Avis, Test et Meilleurs Prix 2020

DroneX Pro est un drone de précision spécialement conçu pour voler facilement, ce qui le rend idéal pour une utilisation en intérieur ou pour filmer les meilleurs moments de vos aventures. Sa structure pliable et son design léger en font un objet indispensable pour toutes vos activités !

Test Ryze Tello (DJI): notre avis, nos mesures au labo
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Fruit de la collaboration entre la start-up chinoise Ryse, DJI et Intel, le Tello est un mini-drone quadrirotor conçu pour « être le plus amusant possible », selon ses créateurs. Pour cela, il dispose de plusieurs aides qui sont accessibles aux débutants, ce qui ne l’empêche pas d’intégrer les fonctions plus avancées.

Véritable porte d’entrée dans l’univers du drone de loisir, le Ryze Tello pourrait presque être qualifié de mini-drone DJI d’entrée de gamme. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il est justement proposé dans la boutique en ligne de ce dernier, comblant le fossé laissé sous les 499 € du Spark. On comprend mieux pourquoi DJI a accepté de fournir son contrôleur de vol à la jeune pousse Ryze, qu’il accueille sous son aile. À 109 €, le Tello représente en tout cas une proposition intéressante pour les novices qui veulent tenter l’expérience du drone et broyeur d’un appareil polyvalent. Qu’il s’agisse de simplement découvrir les environs vus du ciel et de réaliser quelques vidéos ou photos, de simplement s’amuser avec les figures aériennes préenregistrées ou, un peu plus sérieusement, de découvrir le petit monde de la programmation grâce à un kit de développement, le Tello semble capable de répondre à de nombreuses attentes.

Le Ryze Tello de ce test nous a été prêté par StudioSport, que nous remercions au passage.

Commercialisé à partir de 109 € (drone avec une batterie, 8 hélices et 4 protections d’hélices), le Tello est également disponible en plusieurs packs. On trouve ainsi le Tello Boost Combo, ainsi que deux batteries et un chargeur, ainsi qu’un câble micro-USB. Les batteries supplémentaires sont facturées 25 €, le jeu de 4 hélices 4 € et les 4 protections d’hélices 6 €. Certains revendeurs associent également le drone avec des manettes (Tello + Gamesir T1D ou Tello + Gamevice iOS).

Si son design peut faire vaguement penser à un mélange entre le Spark et le Mavic Air, les proportions du Tello (177 x 177 x 40 mm) évoquent surtout le Mambo de Parrot. Le mini-drone de Ryze adopte toutefois des formes plus consensuelles et, surtout, mieux mieux fini que son concurrent français. Les plastiques paraissent en effet bien plus robustes et les assemblages plus soignés, donnant l’impression d’avoir en main un drone de gamme supérieure et non un jouet. Sentiment renforcé par le soin apporté à l’esthétique, l’absence de fil apparent et la présence d’une petite caméra frontale bien intégrée dans le corps de l’appareil.

La comparaison s’arrête cependant là, le Tello est bel et bien un mini-drone à vocation ludique. Il pèse 89 grammes avec sa batterie et ses protections d’hélices installées, sur peut l’emporter vraiment partout et le faire voler en intérieur sans problème. Car une fois caréné, le Tello tolère les petits frottements contre les murs, par exemple, gardant une certaine stabilité. Pour ainsi dire, nous n’avons perdu des hélices que lors de contacts un peu trop violents avec des plantes et le carénage n’a jamais sauté. On ne peut en dire autant que celui du Mambo, par exemple, moins bien fixé.

Les hélices se changent très simplement. Un petit outil est fourni pour les retirer plus facilement.

Avant d’en arriver là, il convient cependant de se munir d’un smartphone, le Tello ne pouvant fonctionner sans. Direction le Store de Google ou d’Apple pour télécharger l’application homonyme, puis dans les options Wi-Fi du smartphone pour se connecter à l’appareil qui ne demande pas de mot de passe (on peut cependant en attribuer un). On aura bien sûr au préalable appuyé sur le petit bouton situé sur la tranche droite du drone pour l’allumer.

L’interface proposée est assez claire, avec une rangée de boutons en partie haute, au milieu desquels se trouvent des indicateurs de niveau de batterie et de réception Wi-Fi et Bluetooth, ainsi que la vitesse horizontale et la hauteur de vol.

L’application Tello. Boutons tactiles du haut, de gauche à droite: décollage, modes de vol et figures aériennes, paramètres, lecture des photos et vidéos enregistrées, choix du mode photo ou vidéo, déclencheur de prise de vues.

Équipé de petits moteurs à balais 8520 sur les sont montées des hélices de 75 mm, le Tello décolle d’un simple glissement de doigt sur l’écran du smartphone, depuis une surface plane ou directement depuis notre principal si l’on a activé l ‘option de décollage correspondante. Il se stabilise alors automatiquement à un peu plus d’un mètre au-dessus de sa position de décollage et s’efforce de ne plus en bouger en attendant un ordre.

Deux capteurs optiques en dessous de l’appareil permettent une stabilisation.

Il utilise pour cela ses capteurs inférieurs, mais il arrive parfois de perdre sa position et de bouger quelque peu, horizontalement comme verticalement. Rien de très génial, mais il vaut mieux garder les commandes sous la main et ne pas quitter les yeux trop longtemps. Il est également possible de faire décoller de manière classique en orientant les bâtons virtuels l’un vers l’autre, ce qui reste tout aussi simple. À l’inverse, pour l’atterrissage, libre à nous d’abaisser les gaz pour que l’appareil se pose au sol ou d’activer l’option automatique, les moteurs se coupant alors dès que le drone est posé.

Le contrôle de l’appareil s’effectue par défaut via les commandes tactiles de l’application Tello. Deux sticks virtuels sont proposés et disposés en mode 2 par défaut (gaz à gauche), mais sur peut les inverser dans les options. Malgré l’imprécision intrinsèque des commandes tactiles, force est de constater que le contrôle du Tello reste assez plaisant. On peut sans doute dire merci au contrôleur de vol DJI et aux diverses assistances intégrées qui permettent un vol certes assez prêt, mais fluide et assez sûr. Parfait pour les débutants.

Pour plus de précision et de confort, mieux vaut cependant opter pour une manette Bluetooth comme le Gamesir T1d que nous avons pu tester avec le Tello. Spécifiquement conçu pour ce drone, elle est semblable à une manette DualShock 4. Ses finitions sont assez correctes avec un revêtement au toucher gomme assez agréable en secteur et en masse est raisonnable, à 208 g (batterie intégrée) sur l’équilibre. Le smartphone s’y installe dans un mécanisme de pince (largeur max. De 8 cm) à deux angles d’inclinaison assurant un bon maintien. En revanche, nous avons trouvé ses gâchettes un peu trop fermes et ses bâtons analogiques sont crantés sur 8 directions, leur leur manipulation moins fluide ceux d’une manette pour console de jeu, par exemple. Néanmoins, le gain de confort et de précision reste réel par rapport aux commandes tactiles.

La Gamesir T1D avec un Huawei P8 et le drone Tello connecté.

Avec une telle manette, le passage au mode «rapide» proposé dans les paramètres permet de ressentir un semblant de sensations de pilotage. Un semblant seulement, puisque ce n’est pas la vocation du Tello, qui se prête volontiers à un petit parcours d’obstacles, mais pas à une véritable course. N’est pas racer qui veut. On peut néanmoins profiter d’un mode de vol en immersion grâce à une vue compatible VR avec les masques de réalité virtuelle pour smartphones, ce qui est toujours sympathique. Gare à la cinétose cependant, la latence importante et le manque de profondeur (une seule caméra) pouvant rapidement retourner l’estomac des plus sensibles.

L’application intègre plusieurs modes de vol automatisés, permettant par exemple de filmer avec une rotation à 360 ° ou en volant autour d’un point fixe. L’absence de reconnaissance d’objets ou de personnes limite cependant l’intérêt de ces options. N’attendez pas des modes aussi évolués que ceux des drones DJI, pour ne citer qu’eux. On peut aussi déclencher des figures aériennes automatiques, mais leur accès aurait mérité d’être plus direct, avec par exemple des icônes à positionner directement sur l’interface de contrôle pour les utiliser en vol.

L’image capturée par la caméra est retransmise via Wi-Fi sur l’écran du smartphone avec une qualité plutôt satisfaisante pour un mini-drone. En mode prêt, l’image est stabilisée numériquement sur deux axes, assurant une capture vidéo satisfaisante à courte portée et en intérieur, au prix néanmoins d’une réduction de la taille de l’image (stabilisation par recadrage). C’est plus délicat en extérieur dès qu’il y a un peu de vent, le drone tremblant alors beaucoup plus. L’enregistrement et le même contrôle de l’appareil se compliquent également à mesure que la distance avec celui-ci augmente – ou que les cloisons se multiplient, en intérieur. Des coupures de plus en plus de nombreuses survivent alors, parfois même dès une dizaine de mètres. En plus de nuire au pilotage, elles ont un impact direct sur l’enregistrement des séquences, puisque celles-ci se font sur le smartphone et non dans le drone lui-même! En d’autres termes, c’est la vidéo que l’on observe sur le smartphone qui est enregistré, avec ses défauts de transmission, et non celle capturée par la caméra du drone à sa source. Nous aurions préféré pouvoir enregistrer sur une microSD installée dans le drone, quitte à profiter d’une stabilisation en post-production.

Pour améliorer les choses, on peut s’équiper d’une répéteur Wi-Fi qui amplifie le signal et augmente donc la portée. Nous avons utilisé pour cela le Xiaomi Repeater 2 que l’on peut brancher sur une batterie externe en USB. Le résultat est meilleur, mais tout n’est pas parfait et vaut mieux pointer l’antenne vers le drone pour garder une bonne qualité de liaison.

Avec son capteur de 5 Mpx, le Tello capture des images d’une définition de 2 592 x 1 936 px. La qualité est correcte, mais tout juste comparable à celle d’un smartphone d’entrée de gamme en matière de piqué. Les bords de l’image sont bien moins nets et on observe des zones claires brûlées. Cela reste dans l’ensemble bien meilleur que ce que la plupart des mini-drones sont capables de produire, mais à 1 000 lieues du résultat permis par les drones fabriqués pour le prix de vues.

Recadrage d’une photo prise avec le Tello (cliquez pour voir l’original).

Même constat côté vidéo. Celles-ci sont capturées en 720p à 30 i / s et enregistrées en H.264. La pixellisation survient vite lors des déplacements, et si les enfants apprécient toujours de pouvoir jouer aux vidéastes, cela reste insuffisant pour produire de belles vidéos et capturer ses souvenirs de vacances. Du moins, pas si l’on cherche à immortaliser de beaux panoramas, par exemple. Un enregistrement sur le drone lui-même aurait sans doute pu limiter la casse.

La programmation en sus

Si l’on a fait le tour des fonctions du Tello, on peut encore passer quelques heures dessus en profitant de ses outils de programmation. En effet, Ryze fournit un kit de développement logiciel pour son drone, permettant de créer des commandes automatisées à partir de plusieurs ordres simples (décoller, tourner, avancer …). Malgré l’utilisation d’un langage simplifié nommé Scratch, cela demande tout de même quelques connaissances en informatique et les possibilités restent limitées. Un outil ludique de plus, plutôt qu’un vrai drone programmable, en somme.

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